Les Apocryphes de Flamel

Bien des années ont passé depuis la fin du Lord. Le monde est devenu instable, et les avancées techniques des moldus menacent de le détruire. Au sein de la communauté sorcière, manipulation et oppositions font rage.
 
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 Owen Ashfog [Serpentard]

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Owen Ashfog
Préfet de Serpentard, 2e année
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MessageSujet: Owen Ashfog [Serpentard]   Sam 13 Sep - 3:13

Nom :
Ashfog ( de la maison mère, s'il vous plait )
Prénom :
Owen Kurt Ulrich
Âge :
12 ans ( ou 3 ans )
Signe Astrologique :
Poisson ascendant scorpion ( 29 février... le bol )

Origines :
Anglaise. Coventry. Vit actuellement dans un manoir londonien.
Sang :
Aussi pur que les premières neiges du Kilimanjaro
Maison :
Préfet de Serpentard, Deuxième année

Physique du personnage :
Les lèvres fines et pâles, arquées dans un léger sourire, ne semblent pas souvent montrer une autre expression. Parfois un peu plus neutre, la commissure des lèvres légèrement tirée vers le haut. Un nez aquilin et un visage doux, seul son regard semble parler différemment. Un regard gris aux teintes froides, parfois dangereuses ou amères. D'un autre coté, le regard tempête comme certains poètes l'appellent se prête aisément à ce jeu. Une tignasse noire et lisse, vienne finir le visage et donne un peu la mesure d'une poupée ancienne ou d'une statue. Trop grand pour une poupée, la statue rencontre plus la taille du jeune garçon. Grand et fin, sa démarche et son maintien donne une impression de calme autour de lui. L'uniforme noir de Poudlard ne tranche pas trop avec les couleurs qu'il porte habituellement, même s'il apprécie aussi la simplicité d'un pantalon en velours côtelé beige et ceux sans oublier la sempiternelle cravate Serpentard qu'il porte même en dehors de l'école... bon il en a d'autres, mais il s'amuse dernière à toute essayer de les trouver dans des teintes vertes et argent. Pourquoi donc?
Par ailleurs, il a compris que de garder un air apathique et de ne pas montrer ce qu'il pensait en jouant la carte de l'indifférence était un jeu dangereux et une faible couverture, il en essaye donc une autre.

Caractère/Psychologie du personnage :
Plus bon que mauvais, il n'est cependant pas exempt de très mauvais défauts. Intraitable et pointilleux, il a une vision très personnelle de ce que le monde devrait être et comme malheureusement ce dernier n'est guère pressé de répondre à ces demandes, l'enfant sait se montrer un tantinet sadique pour faire comprendre son désaccord complet avec la situation. On ne peut dire qu'il aime volontairement blesser les gens, mais ses réactions, et un mécanisme de défense plus ou moins conscient, peuvent le rendre brusque vis à vis d'autrui. Affectif, s'il n'est pas aisément manipulable, il peut changer d'avis du tout au tout pour une personne. Affectif ne veut cependant pas dire affectueux, et il est plutôt inhabituel chez lui de le voir quémander ou donner la moindre marque d'affection. Il est frileux de coté là et cela passerait sans nul doute pour de la pudibonderie si ce n'était pas une peur primaire, pure et simple. Pas qu'il n'aime pas qu'on force son affection sur lui ... au contraire. Fidèle, il n'en demeure pas moins indépendant, orgueilleux et ambitieux, et préfère aller de l'avant plutôt que de voir si derrière l'on parvient à suivre. Il joue volontiers le jeu du personnage qui tombe dans des habitudes dignes d'un grand père alors qu'il possède une faculté d'adaptation assez importante. Un brin masochiste, il apprécie les situations de conflits et se retrouver en difficulté pour finalement s'imposer. Aucune victoire n'est intéressante sans combat. Mais de manière générale, il ne fait d'effort que pour ce qui l'intéresse.

Famille :
Père : Malcolm Oliver Adam Ashfog 47 ans – Propriétaire d’une chaîne de confection assez prisée pour vêtements de luxe… pour sorciers bien sûr ! Possède aussi quelques papeteries de si de là et un club. A acquis dernièrement une librairie... même s'il n'y a pas vraiment grand chose à vendre dedans.
Mère : Laquelle?
Mère Guenevere Elisabeth Ashfog, femme de Malcolm Ashfog, 30 ans, ne travaille pas.
Mère Erin Lindsay Betsy Ashfog née Striffinder 32 ans Propriétaire d’une librairie sur le chemin de traverse.
Frère... Cousin pardon : Jonathan Ashfog, 13 ans, Gryffondor, c'est pas un boulot mais plus une tare.
Autre : Des tas de cousins, cousines, oncles et tantes... Vous voyez une fourmilière? Ben niveau nombre, on n'est pas loin.
Ambiance : Pourrie ! Cluedo, vous connaissez? Mis à part cela, les Ashfog sont une très vieille famille sorcière composée d'incapables, sauf Père qui en vingt cinq ans s'est bâti un petit empire



Baguette :
28,5 cm – Ajonc – Ventricule de cœur de Dragon

Animal :
Une iguane nommée Salamandre

Autre chose à signaler :
Fait de la batterie
Aime son frè... euh cousin !
Pas doué avec les filles
... Pas doué avec le genre humain en général
Pro en lancé d'objets divers
Le premier qui touche à mon Iguane, je... lui envoie Dexter.
Je veux que mon préfet, sa majesté-en-chef, y me valide Surprised

Mot de passe : Logan, mot de passe ok' !
**


Questions HJ :
Age HRP : 20
Comment avez-vous découvert ce forum ? Une amie m'en à parlé.... on en a longuement discuté.

Histoire/RP:
C'est fou ce qu'une bouche humaine peut contenir comme petits pains. Je m'étais assis confortablement sur les genoux de mon cousin, ses yeux presque aussi grands ouverts que sa bouche l'était.

Confortablement? Enfin non, j'avais pris quelques centimètres pendant l'année scolaire et ma croissance s'était encore accéléré durant les vacances. J'étirais mes genoux aussi loin que je pouvais me le permettre, ils touchaient le sol sans effort. Mon cousin n'avait pas la même chance et ses pieds à lui se balançaient pitoyablement, il devait bien lui manquer cinq centimètres. Sven Hector William Ashfog n'osait plus bouger et me laissait gentiment le gaver comme une oie. Quel gêne de porter le même patronyme que lui. C'était fou de voir comme un roquet méchant en compagnie de deux, trois cousines et de quelques de mes distingués cousins, pouvait se transformer en créature apeurée dès qu'il était seul avec un garçon de deux ans son cadet. C'était peut être aussi que c'était la demeure de mon père, les lois de mon père et les serviteurs de mon père qui nous entouraient. Il n'osait bouger : ma gouvernante et les quelques servants qui étaient présents n'auraient pas admis qu'il résiste. J'attrapais la pince et fourrait derechef un autre pain dans sa bouche, tassant déjà ceux qu'il n'arrivait pas à avaler. Sven eu un bruit étouffé et je vis ses mains se contracter douloureusement sur les accoudoirs de la chaise.

"Roh tu ne vas pas te mettre à pleurer. Un Ashfog, ça ne pleure pas... Surtout après tout le mal que je me suis donné pour obtenir ses petits pains." Je tapais la pince contre le plateau d'argent qui était encore à moitié plein. "Uniquement pour toi et j'ai eu beaucoup de mal à me les procurer. Il paraît qu'ils sont ... diététiques et font moins grossir que des pains normaux. Je ne voudrais pas aggraver ton cas et tu te débrouilles déjà fortement bien pour la boulimie."

C'était vrai, il m'était difficile de m'asseoir sur lui sans que son énorme ventre ne touche le sien. Je n'étais déjà pas fanatique des contacts humains mais je l'étais encore moins s'ils étaient répugnants. Au moins, ses cuisses grasses assuraient à mes fesses un support tout à fait agréables et cela l'empêchait de bouger. Gros et gras comme sa mère et son père. Il m'échappait encore comment sa soeur pouvait être aussi fine qu'une tête d'épingle mais elle avait leur esprit.

"Il va falloir que tu manges tout."

Je gardais mon ton désintéressé et habituel mais je vis ses yeux s'agrandir avec terreur. Décidément, un homme seul était faible et lâche, Père avait maintes fois raisons. J'attendais que la phrase fasse complètement son effet avant de fourrer un nouveau pain dans sa bouche, pour lui montrer que je ne plaisantais pas et c'était bon : il pleurait. Je laissa échapper un petit rire et un léger sourire apparu.

"Ben tu vois quand tu veux."

Je me relevais et il me regarda sans comprendre puis il fixa la pince que je tenais encore entre mes mains comme s'il s'agissait d'un objet de torture. Je la fis claquer deux fois sous son nez et tel le chien de Pavlov, ses yeux se remplirent à nouveau de terreur.

"Allez va te rincer la bouche et tu viendras me présenter tes excuses."

Il s'exécuta immédiatement, suivit par l'une des femmes de la maison qui ne désiraient pas voir cet étranger se balader à son aise dans le manoir. Je devais reconnaître une chose aux servants de mon père, ils étaient fidèles et n'appréciaient relativement que leur employeur et sa famille... sa proche famille s'entend, Mère Guenevere et moi-même. Et en parlant de mon père, je le vis émerger d'une pièce voisine, il portait encore cet air neutre sur son visage mais je pouvais sentir qu'il s'interrogeait. Je ne me demandais pas longtemps sur quoi.

"Cela t'a amusé?"
"Du tout, mais tu m'as appris qu'il fallait apprendre aux chiens quelle était leur place."
"Hum."
"Tu m'as aussi appris qu'un chien bien nourri ne mords pas son maitre. J'ai mis à exécution tes principes."

Ma réponse sembla convenir à Malcolm qui passa prêt de moi pour m'ébouriffer les cheveux. Il s'était découvert un malin plaisir à me décoiffer pour me prouver son contentement, je ne dépréciais pas le geste malgré le grognement qui répondit à son action. Il n'était pas dupe. Mon père me fit passer une liasse de documents qu'il souhaitait que j'étudie minutieusement : être l'héritier des Ashfog n'était pas de tout repos. Un oeil rapide sur les documents me fit en discerner trois, un sur la librairie qu'il m'avait offert mais qui me servait plus de bibliothèque géante _ il fallait que je commence à trouver des employés pour vendre et remplir les stocks. _, le deuxième contenait le bilan des cinq dernières années de la société de prêt à porter de mon oncle ainsi que les comptes et la dernier... était en fait un livre sur les bonnes manières. Qu'il dise tout de suite si j'étais mal éduqués... Ah non, pardon, "Bonnes manières ou comment obtenir votre contrat au complet désavantage de l'autre parti."... Effectivement, c'était tout de suite beaucoup plus intéressant. Je relevais la tête pour en discuter avec lui mais il avait déjà disparu et mon cousin revenait. Je nous installais de l'autre coté de la grande table et fit demander du thé, je doutais qu'il eut envie de manger quoique se soit. Je l'informais sur mes gouts pour qu'il sache quoi m'amener la prochaine fois qu'il viendrait. Sven était soudainement affable et plein d'attention.

Très honnêtement, je n'appréciais pas plus qu'une personne normale la scène qui s'était déroulé quelques minutes plus tôt, pas plus que je ne prenais plaisir à faire pleurer ce gros imbécile. Néanmoins, j'avais été trop négligeant et docile et l'idiot avait cru pouvoir m'en remontrer. J'avais du corriger le tir immédiatement. Je savais Sven suffisamment bête pour informer mes cousins et cousines de la petite séance qui avait eu lieu, c'était parfait, le message passerait. Ils sauraient tous que personne dans la maison mère Ashfog, du chef à sa femme ou à son jeune fils qui accepteraient qu'on lui marche sur les pieds. Quitte à passer pour un sadique.

Je comprenais mieux le masque de mon oncle... Mais si je dis cela comme ça, je suis le seul à comprendre. Laissez moi vous expliquer : Mon père était aussi de ceux qui prenait un masque froid et sadique si l'on venait le démanger. Il était délicat et prévenant la plupart du temps mais il avait appris à mettre des barrières entre lui et le monde. Pour quelle raison? Je ne prétendais être expert en psychologie. Toujours est il que cela permettait d'être craint et que l'on pouvait toujours surprendre agréablement en se montrant plus gentil que de coutume. L'exemple le plus concret que je pourrais vous donner est sa relation avec son frère cadet. Mon véritable père en fait... ou pas?


Dernière édition par Owen Ashfog le Sam 20 Sep - 16:08, édité 4 fois
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Owen Ashfog
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MessageSujet: Re: Owen Ashfog [Serpentard]   Sam 13 Sep - 3:20

Je me creusais la tête pour trouver les mots juste d'un sujet dont je n'avais aucune envie de parler, voyez vous. C'était un peu douloureux. Comme un étrange sentiment qui vous enserrait la gorge, un sentiment qui justifiait presque d'étouffer mon cousin à coup de petits pains. Ce dernier se raidit dans son siège comme conscient du conflit qui m'habitait puis continua de m'entretenir des dernières tendances musicales, que je connaissais... par ailleurs.

Pour résumer la chose assez simplement et assez vite. Il y a quelques mois de cela, je n'étais pas le fils gâté du richissime Malcolm Ashfog et de mère Guenevere, mais celui de son frère cadet Mycroft Leroy Adam Ashfog et d'Erin Ashfog. Une sordide histoire de coucherie douze ans plus tôt, un secret bien gardé par Mère Erin découvert quelques mois plus tôt et celui que j'appelais l'Oncle Malcolm se révéla être mon père. Cela tombait à pic puisque mon... père projetait déjà de m'adopter. Mon ancien père fit vite savoir qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec un enfant qui n'était pas de son sang, ce qui fait que je n'ai guère de nouvelles de ce qui se passait dans mon ancienne maison. Mon père Malcolm m'avait conseillé de laisser les choses comme telles, la situation allait être dure pour Mère Erin, il n'était pas bon que je me rappelle à son souvenir, de plus il ne m'avait pas laissé le temps d'écrire à mon frère Jonathan qui se retrouvait maintenant relégué au rang de cousin.

Jonathan était un chapitre à lui tout seul. Mes anciens parents étaient quelques peu incapables de s'occuper d'enfants, ils nous aimaient mais aimaient encore plus l'argent. C'était mon frère qui s'était chargé d'une grande partie de mon éducation. Un précieux frère étrange et dont la joie apparente était parfois une source de douleur plus que de joie. Un frère qui avait choisit de courber l'échine devant les brimades de notre immense famille et enfin, un frère qui n'était pas le préféré de nos parents. Je surprenais parfois dans ces yeux une autre lueur que celle de l'apparence joviale qu'il se donnait. Je passais beaucoup de temps à regarder mon frère, je n'oubliais pas de le blesser en l'ignorant superbement devant témoin à Poudlard l'an passé avec le masque d'indifférence que j'avais appris à garder, presque à aimer.

Selon Père, j'empêchais mon frère d'avancer puisqu'il ne pouvait se tacher du rôle de parent qu'il avait vis à vis de moi. Il me voyait ainsi bien plus que comme un petit frère et n'en était que plus blessé quand je l'ignorais. Père avait raison, je devais forcer la séparation pour que Jonathan puisse s'épanouir.

En ce qui me concernait, l'adoption m'avait fait autant de bien que de mal, j'avais boudé les deux premières semaines car je n'acceptais pas d'être passé de main en main comme un meuble que l'on aurait rendu à son propriétaire d'origine. Je prenais mal aussi le dédain de celui qui avait été mon père pendant douze ans et j'en voulais, injustement, à Père ne pas m'avoir reconnu comme son fils plus tôt. J'étais injuste envers lui, mon Père était en fait un homme juste et bon, même si sévère. Il avait ignoré ce fait même si son intérêt pour moi dès mon plus jeune âge prouvait une certaine reconnaissance. Après cela, Père avait tout fait pour me garder occupé. J'apprenais à vivre avec des serviteurs, à être réveillé par quelqu'un d'autre et à prendre mon petit déjeuner au lit. Ce qui était pour moi plus difficile que les documents que me donnaient père et les fois où il me forçait à l'accompagner dans ses différentes boutiques pour voir si tout allait bien.

Il avait même racheté, il y a de cela huit jours, le label MagicCube que tout sorcier connaissait pour avoir produit de très célèbres groupes comme les Bizarre Sisters et les DTD ( Dance 'Til Death, groupe d'electro dark sorcier très en vogue depuis ces trois dernières années. ). C'était un achat qui présentait peu d'intérêt pour lui mais il l'avait fait pour moi, comme pour la librairie que je devrais gérer à mes dix huit ans. Je soupçonnais la maison de disque d'être la conséquence directe du fait que je l'avais bassiné pour qu'il me fasse prendre des cours de batterie. Si j'aimais la musique, j'allais devoir la connaître par coeur. Enfin la batterie me changeait du violon que je pratiquais depuis tout petit. Je me transformais gentiment en parfait petit maître de maison d'un père propriétaire d'un empire.

Père songeait même à trouver un logo et un nom pour toutes ses possessions mais c'était là un autre sujet.

Revenons en à notre scène du salon qui se terminait avec douleur. Pour Sven car il n'avait aucune envie d'être là et pour moi qui n'en avait pas plus envie. Je regardais la pendule du salon et remarquait avec plaisir que l'heure était tout à fait convenable pour congédier un si charmant invité. Il se leva prestement, me remercia et fila sans demander son reste vers l'entrée de la demeure Ashfog. Je me levais plus doucement et eut un sourire. D'une voix calme, j'appelais une servante qui était restée immobile depuis le début de l'après midi. C'était une belle femme d'âge mur au chignon noir et serré et aux yeux perçants :

"Mary, après tout la peine que j'ai eu ... il a oublié ses petits pains, veuillez les emballer et les lui apporter avant qu'il ne disparaisse... qu'il ne prenne congé. Et assurez vous qu'il salue mon père avant, bien sûr."

Malgré la politesse d'usage qui aurait voulu que mon digne cousin Sven aille remercier le maitre de maison de son hospitalité, je doutais qu'il ai envie d'affronter le père en plus du fils. Je remontais prestement dans ma chambre chercher Salamandre, ma précieuse Iguane. C'était un cadeau, enfin un autre cadeau, de mon oncle et la seule chose qui avait pu calmer ma colère. Elle était la raison pour laquelle ma vengeance n'avait pas été plus loin que d'enfoncer des pains dans la gorge de ce gros porc gras et répugnant. Je calais la bête sur mon épaule et la caressais sur le dos, c'était une bestiole calme et intelligente.

Il faudrait peut être maintenant que j'explique la scène qui avait eu lieu plus tôt, non? Je ne voudrais passer pour un sadique quand je fais tant d'effort pour être sincère. Au début du mois de Juillet, Père avait organisé une fête de famille pour fêter mon adoption. J'avais toujours été le favori de Père Malcolm, même quand il n'était simplement que mon oncle, et par conséquent, le favori de celui qui avait de l'argent. Beaucoup d'argent. C'était une position qui dérangeait et qui faisait des envieux. On me l'avait vite fait savoir et à présent, j'étais le fils du maître.
La salle à manger résonnait des multiples discussions, je me tenais bien, ne disais mot comme j'avais appris à le faire et écoutaient les conversation. Les plis des grands rideaux rouges occupaient mes pensées quand mon père ne posait pas sa main sur ma cuisse pour me faire signe de prêter attention. Il glissait parfois quelques mots à mon oreille pour me distraire, me demandait combien de personnes portaient des émeraudes à notre table et combien de femmes portaient une ou plusieurs bagues. C'était un exercice à se tordre le cou mais amusant et cela flattait les égos car les gens que je fixais se croyaient investis de mon attention.

Ces repas étaient interminables et mes rideaux rouges me semblaient finalement plus intéressant. J'aurais peut être du me lever de table, non pas parce que j'avais un quelconque mauvais pressentiment, mais juste pour aller tenir compagnie à un individu qui m'importait plus que toutes les personnes réunis à table, minus mon père.

Je fus invité par mes cousins, Sven en particulier, à voir un spectacle qu'ils trouvaient désopilant. Je les suivais mal gré pour découvrir quelque chose que je n'étais pas préparé à voir. Je pensais peu de la bêtise de ma famille, je comprenais mal le dédain de mon oncle à l'égard de ses pairs, je sus que j'avais tort. J'étais glacé et plein de haine. Ces imbéciles avaient crus bon de donner ma fouine en repas à l'énorme doberman de Sven. Une tache de sang sur le tapis et des poils sur le museau du chien. Un craquement sinistre dans la mâchoire de l'animal me fit savoir qu'un bout de mon animal se trouvait encore dans la gueule de l'énorme chien. Sans réfléchir et avec une logique qui me dépasse à présent, je m'approchais du molosse pour essayer de récupérer ma bête, dès fois qu'elle soit toujours en vie. Peut être le bruit que j'avais entendu n'était-il que celui d'une patte qui se brisait? Je m'accrochais à cet espoir pour lui faire ouvrir la bouche, ce que l'animal refusa de faire jusqu'à ce qu'il recrache une boule de poils qui le dérangeait manifestement. Je restais sans réagir quelques instants, ne sachant pas comment réagir.

Finalement, je me levais avec toute la lenteur du monde, les muscles plus raides que jamais. Je ne voulais pas que père me voit dans cet état. Il m'avait fallut un mois pour me dire que je pourrais revoir mes cousins et seulement quelques heures pour trouver une idée de ce que j'allais faire de Sven. D'aucun en conviendra que la scène des petits pains ne saurait alors même pas porter le nom de vengeance. C'était bénin. La disparition de ma fouine était du au fait que mes charmants cousins n'avaient pas encore compris les rapports de force. C'était donc en parti ma faute et je me chargerais avec magnanimité de remettre les pendules à l'heure. Finalement, régler l'affaire avec Sven ne me suffisait pas, j'avais quelques autres cousins et cousines à voir.

Enfin, les valises pour Poudlard ne se préparaient pas seules. Je laisse Salamandre, mon iguane sur mon épaule, cette merveilleuse bête que Père avait prise pour me consoler et je redescendais saluer mon cousin. Comme je le disais, les valises ne se feraient pas seules et j'appelais une servante pour qu'elle commence à les préparer, j'avais mieux à faire et je pourrais toujours peaufiner la chose après. Je croisais mon cousin qui avait été conduit manu militari chez mon père par Mary, ma digne servante. Le garçon me lança un regard effaré, le visage décomposé et accéléra vers la porte. Je notais avec satisfaction le sac de petits pains qui pendait dans sa main.

"Je ne sais pas pourquoi, quand je lui ai dit que tu le réinviterais bientôt... Cela ne lui a apparemment pas fait plaisir. J'ai du le sermonner sur le respect à apporter à un membre de la maison mère et sur la joie que sa compagnie t'apportait."

Père sortit de son bureau, un sourire narquois sur les lèvres. Il me tendit un magazine et me congédia d'un geste de la main. Oh ! Le dernier magazine de mode où mon frère ... cousin posait. En fin de compte, je pouvais bien faire mon sac, seul dans ma chambre avec mon magazine.
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Lilian Delcourt
Préfet en Chef, 4e année
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MessageSujet: Re: Owen Ashfog [Serpentard]   Dim 14 Sep - 2:42

Oh il attendait son préfet-en-chef, comme il est mignon ce petit ! I love you

Je ne te dirais pas que cette fiche est très bien puisque le compliment te ferait par trop plaisir et qu'elle a honteusement été expédiée en une soirée mais je n'en suis pas moins heureux de retrouver l'adorable Owen nouveau modèle, dernier cri, revisité, réadapté, dont la date de sortie était annoncée et attendue depuis si longtemps... ô quelle joie pour un public avide de nouveautés....

..... Bref ...

Bon retour à Serpentard (la maison des gens qui ont la classe), avec le badge de Préfet (la classe, qu'est ce que je disais) !

Toutes mes condoléances pour iodure de Potassium Sad (cette fois j'ai retenu !)
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